Andre Lanskoy
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Andrei Michailovitch de son vrai nom est né à Moscou en 1902. Peu de temps après avoir fait ses études à la l’Académie Royale de St Petersburg, il s’engagea dans l’armée lors de la révolution Russe et prit la fuite pour Kiev en 1919. Cet exile le conduira à Paris en 1921, où il y restera jusqu’à sa mort.
Lanskoy commence alors à étudier la peinture à l’académie de la Grande Chaumière et se lie d’amitié avec ses camarades Russes Chaim Soutine, Bart et Térechkovitch mais aussi Matisse.
Il exposera par la suite avec Robert et Sonia Delaunay, Leopold Survage et Ossip Zadkine. Etant sélectionné en 1923 pour le « Salon d’Automne », il y fait la connaissance du collectionneur Wilhelm Uhde qui achète sa production pour les deux prochaines années et lui assure son premier One-Man Show à la galerie Bing. Les œuvres de Lanskoy pénètrent alors rapidement dans des collections d’art privées de renom ainsi que dans celles de musées dont le Musée d'Art moderne de la Ville de Paris.
Ayant pleinement exploré la composition figurative dès ses débuts, Lanskoy s’en détache peu à peu à partir de 1937 au profit de l’art abstrait. Dès 1943, il ne travaillera exclusivement que sur des compositions non-figuratives. Sa première exposition se fera en 1944, où il rencontrera Nicolas De Staël, avec qui, il nouera une amitié sans précédent. Les deux peintres exposeront ensemble par la suite en 1948.
Le succès retentissant de Lanskoy en tant que peintre abstrait fut atteint lorsqu’il signa une collaboration de 16 ans avec Louis Carré, collectionneur et galeriste de renom. Ce dernier lui promulgue des solo-show en 1948, 1952 et 1957 et le porte aux côtés d’artistes tels que Hartung et Soulage. Toujours grâce à Louis Carré, sa carrière internationale explose dans les années 1950, où il expose à New York, Londres, Stockholm, Pittsburg, Minneapolis, Tokyo…etc.
Ainsi l’on retrouvera Lanskoy à New York chez Sidney Janis (’50) puis au Musée Guggenheim (’53), Fine Art Associates (’56), Knoedler Gallery (’65). Mais aussi à Londres à l’Académie Royale (’50), Arthur Tooth and Sons (’53), Gallerie Kaplan (’61). Sans compter les innombrables expositions en France, notamment à Grenoble et à Paris au Centre George Pompidou (’81 ; ’88) et au musée de Saint-Denis (’60).
Ainsi, au sein de l’Ecole de Paris, Lanskoy est considéré comme le peintre incontournable de l’Abstraction Lyrique et c’est en tant que tel, qu’il est honoré en 1958 à Documenta II.
André Lanskoy s’éteint à Paris le 22 août 1976 laissant derrière lui une fabuleuse collection dans des musées tels que : Centre Georges Pompidou ; Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ; Solomon R. Guggenheim Museum, New York; Musées d’Art Modern de Anvers, Mannheim, Philadelphie, Toledo, Colmar, Grenoble, Lille, Tourcoing, Le Havre, Saint-Etienne, Villeneuve-d’Ascq et Mulhouse.